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Le petit pompier

Wise Brown, Margaret, Slobodkina, Esphyr et Moreau, Michèle
Paru chez Didier Jeunesse Paris dans la collection Cligne cligne

Il était une fois deux pompiers, un grand et un petit. Rien ne distinguait les deux hommes, hormis leur différence de taille. Ils possédaient tout à l'identique, mais adapté à leur grandeur: un uniforme bleu, un camion pompier et un bébé chien dalmatien. Soudain, la cloche sonne dans leurs casernes respectives. Les deux soldats du feu filent à toute allure pour éteindre deux incendies, l'un ravageant un gigantesque immeuble et l'autre un plus modeste. Les pompiers sauvent tour à tour trente femmes, (quinze menues et quinze rondelettes). Mais... qui a rêvé en grand ce soir-là ?

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Où est Maman Ourse ?

Jonas, Ann et Moreau, Michèle
Paru en 2012 chez Didier Jeunesse Paris dans la collection Cligne cligne

Une journée en compagnie de deux oursons et de leur mère. Mais très vite, les deux petits s'éloignent en voulant suivre un putois... La lecture se transforme alors en partie de cache-cache pour retrouver Maman Ourse, qui n'est en fait jamais bien loin... Un album à partager pour un vrai moment de complicité !

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Une chanson pour l'oiseau

Brown, Margaret Wise, Charlip, Rémy et Boyer, Loïc
Paru en 2013 chez Didier Jeunesse Paris dans la collection Cligne cligne

Un oiseau est mort. Des enfants le découvrent, l'enterrent, lui inventent une chanson commémorative, avant de reprendre leurs jeux. Le texte de Margaret Wise Brown date de 1938, les illustrations de Remy Charlip de 1958 : sous son côté doucement suranné, on mesurera la modernité de cet ouvrage en son temps – l'éditer en France encore aujourd'hui n'est pas anodin. Certes, l'oiseau reste un substitut pour parler de la mort humaine. Mais tout est dit : le cadavre, l'enterrement dans ses détails, la mémoire qui demeure (avec la tombe de l'oiseau dessinée dans un coin). Le texte court et direct occupe intelligemment seul la page, tandis que, dans des tons bleutés, l'image l'accompagne avec finesse juste après. Le rythme lent – avec de longues pages format à l'italienne – rappelle bien sûr celui du deuil et finit de signer l'excellence de cet album... intemporel, universel, d'une simple vérité.Paru initialement en 1938 au sein d'un recueil de Margaret Wise Brown (1910-1952), Une chanson pour l'oiseau n'a été publié sous la forme d'un album illustré par Remy Charlip (1929-2012) qu'en 1958. Est-ce parce qu'ils sont tous deux enfants de Brooklyn que leurs oeuvres ont fini par se croiser ? Malgré la vingtaine d'années qui les séparent, ils possèdent en effet bien des choses en commun, dont une certaine indépendance d'esprit et un mépris des conventions qui les ont placés à l'avant-garde de leurs contemporains. Et même si l'auteur est décédé depuis six ans quand paraît la version illustrée de Remy Charlip, on retrouve chez ces deux insatiables créateurs le souhait de s'adresser aux enfants en évacuant tout superflu - une façon singulière d'aller droit au coeur de leur public.