1 / 4
Journal d'un voyageur pendant la guerre

Sand, George et Perrot, Michelle
Paru en 2004 chez Le Castor Astral [S.L] dans la collection Les inattendus

Du 15 septembre 1870 au 10 février 1871, consciente de vivre un moment crucial, George Sand tient une " Chronique des émotions " qui fait le grand intérêt de ce journal : " J'ai tâché de saisir l'esprit de la France dans ses convulsions d'agonie. " Alors que la guerre franco-allemande se trouve dans une phase critique et que Paris est investi, elle raconte les difficultés de l'information, la propagation des rumeurs et des peurs, les répercussions des mouvements de troupe dans les campagnes. Ce journal est un tableau documenté, concret et vivant des malheurs de la guerre, vus de l'intérieur. " Je n'ai pas voulu faire une page d'histoire, je ne l'aurais pas pu ; mais toute émotion soulevée par l'émotion générale appartient quand même à l'histoire d'une époque. " Le ton est donné : ce document historique, sociologique et littéraire raconte la vision d'une femme engagée, aux prises avec une brûlante actualité. Ce reportage du quotidien de George Sand est un voyage entre l'intime et le collectif, entre sa vision de mère, de femme, mais aussi de citoyenne. " On veut nous faire haïr ces Allemands que nous aimions, hélas ! Quelle épreuve pour la civilisation européenne ! "

2 / 4
Les femmes ou les silences de l'histoire

Michelle Perrot
Paru en 2020 chez Flammarion Paris dans la collection Champs Histoire

Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société pendant des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans leurs confidences distraites, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées. Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières, du monde du travail et des prisons, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient...

3 / 4
Mélancolie ouvrière : "Je suis entrée comme apprentie, j'avais alors douze ans", Lucie Baud, 1908

Michelle Perrot
Paru en 2014 chez Points [Paris] dans la collection Points / Histoire

Avec un superbe talent d'écriture, Michelle Perrot fait revivre la bouleversante destinée d'une inconnue : Lucie Baud (1870-1913), ouvrière en soie du Dauphiné, rebelle et meneuse de grèves. Elle renoue les fils d'une histoire pleine de bruits et d'ombre, énigmatique et mélancolique. Mélancolie d'un mouvement ouvrier qui échoue - les grèves menées par Lucie se solderont par des échecs -, d'une femme acculée peut-être au suicide - elle se tire trois balles dans la mâchoire en 1906 -, de l'historienne enfin, confrontée à l'opacité des sources et à l'incertitude des interprétations.

4 / 4
Les grandes oubliées : Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes

Lecoq, Titiou et Perrot, Michelle
Paru en 2021 chez L'Iconoclaste Paris

De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d'histoire. " C'est maintenant, à l'âge adulte, que je réalise la tromperie dont j'ai été victime sur les bancs de l'école. La relégation de mes ancêtres femmes me met en colère. Elles méritent mieux. Notre histoire commune est beaucoup plus vaste que celle que l'on nous a apprise. " Pourquoi ce grand oubli ? De l'âge des cavernes jusqu'à nos jours, Titiou Lecoq s'appuie sur les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l'Histoire. Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié le monde. Pédagogue, mordante, irrésistible, avec elle tout s'éclaire. Les femmes ne se sont jamais tues. Ce livre leur redonne leurs voix.